Villars-Burquin, un véritable balcon du jura
De Grandson ou Champagne, la route enjambe l’Arnon pour s’élèver doucement, saluant le porche bernois et le clocher de Fiez, puis la résurgence gargouillante de Fontaines, avant de gagner le coteau par ses amples vallonnements où, ça et là s’arrondit l’ombre d’un noyer, frémit un bouquet de frênes, rougit en juillet le rameau d’un cerisier.
Villars-Burquin s’étage alors d’un chemin à l’autre, gravissant la pente qui garantit à chacun son point de vue singulier sur le lac aux tons changeants, sur les blés de l’Arnon, les colzas jusqu’à Echallens, l’enfilade des crêtes jurassiennes au loin rejointes par les Alpes, de la Savoie aux sommets bernois.
Nous ne sommes qu’à quelques minutes de l’autoroute, de la ville et rien n’est plus pareil : laçons nos chaussures et voici que s’ouvre un chemin d’herbe vers ce vallon solitaire où tremble un chant d’oiseau. Entre bois et clairières, prés et vergers, les marcheurs sinuent des ombrages vers de vastes trouées qui dominent constamment le pays entier. L’hiver, si la neige reste sur les hauteurs, les remonte-pentes de Mauborget attendent lugeurs et skieurs à moins de 10 minutes. Ceux des Rasses sont à peine plus éloignés tandis que 100 kilomètres de pistes remarquablement entretenues et largement réputées sont ouvertes aux skis de fond et à la raquette.